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Musée Chanvre    &   Ganterie 

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Les sources & fontaines 

Une source en hydrologie est l'endroit où une eau liquide sort naturellement du sol . Une source est très souvent à l'origine d'un cours d'eau, d'un ruisseau, d'une rivière ou même d'un fleuve. Mais une source peut également être submergée dans un écoulement d'eau, une mare, un lac ou une mer.

Une source qui coule en permanence est dite pérenne, sinon elle est dite temporaire ou intermittente. Dans la plupart des cas le débit d'une source est variable, souvent selon la météorologie (exemple : la pluviométrie), parfois périodiquement (exemple : selon la saison) ou en conséquence d’un phénomène hydraulique de vidange et de remplissage de réservoirs souterrains successifs situés en amont de la source.

Le culte des fontaines était solidement établi et très populaire dans les Gaules lorsque les apôtres commencèrent à y prêcher l'Evangile ; ils essayèrent de le détruire en comblant les sources ou en démolissant les petits monuments que les païens avaient élevés dessus. Mais le clergé se ressaisit vite et s'efforça de donner aux fontaines un vernis chrétien en substituant à leurs noms anciens, qui étaient peut-être ceux des divinités topiques, les noms des apôtres de la Gaule et ceux des saints locaux célèbres par leurs miracles, et sans oublier la Vierge devenue très populaire pour remplacer les déesses.

Sous tous ses aspects, sources, ruisseaux, rivières, lacs et mers est à la fois le plus anciennement attesté et l'un des plus généralisés qui fut en Gaule, d'ou le soin minutieux que les premiers missionnaires du christianisme ont mis à intégrer et à sanctifier les sources païennes.


  Le terme « source » convient si elle est "naturelle" tandis que le terme « fontaine » convient pour une source, aménagée plus ou moins "luxueusement". De nos jours de nombreuses sources sont, malheureusement, polluées ou taries. En France on dénombrerait 2000 sources “guérisseuses”, mais toutes ne sont pas “christianisées”. La plupart proviennent de résurgences du Massif Central, en Limousin, en Auvergne, en Aquitaine (Périgord et Landes de Gascogne).  15 pour cent des sources françaises se trouvent en Aquitaine, avec des appellations régionales: "font", ”houn”, ”hont”, ”ygaas”.

Les fontaines elles-mêmes, avec leurs inscriptions gravées, nous fournissent souvent de précieuses informations sur les légendes, les traditions et le folklore locaux. Des déplacements de sources ont parfois été l’occasion de rivalités entre villages voisins. Certaines sources sont tellement bouillonnantes qu’elles  envoient prétendument des cailloux. Certaines sont réputées être le repaire de fées. Les données archéologiques nous permettent de savoir que ces croyances, savoirs ou superstitions sur le pouvoir guérisseur de certaines sources remontent au néolithique. On a ainsi pu, à partir de fouilles, découvrir récemment qu’une fontaine, à Blaye, était dédicacée à Apollon (4ème siècle).

La dévotion à l’eau fait partie des cultes “naturalistes” les plus anciens et que partagent quasiment toutes les civilisations dites “primitives” : pierres (menhirs, dolmen, cromlechs), eau, feu (St Jean d’été, mais aussi St Jean d’hiver, culte zoroastrien, vestales, etc.) et arbres (chênes des druides).

Avec le christianisme, la symbolique de l’eau est également très importante: eau du baptême; eau changée en vin à Cana; eau de la piscine de Bethesda, qui guérissait le premier malade à s’immerger après qu’elle eut bouillonné; eau qui jaillit du côté de Jésus transpercé par la lance de Longin... Dès le 5ème siècle, l’Eglise condamne les pratiques de magie et les superstitions liées à l’eau. Pour “christianiser” ces pratiques, on va attribuer un saint patron aux sources guérisseuses, en fonction de la vertu propre aux fontaines : pour la vue, St Clair; pour la tête, St Jean Baptiste; pour les pieds, St Jacques, patron des marcheurs pèlerins; pour les problèmes gynécologiques, Ste Marie-Madeleine, ou Notre Dame; pour les oreilles, St Louis écoutant, sous son chêne, les doléances de ses sujets.